Le Saint-Denisien

Être un modèle de bienveillance pour les enfants

Par Nancy Richard

, Agente de soutien pédagogique, CPE Magimo

, 4 avril 2025

Selon la définition de Wikipédia, la bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui. On ne peut être contre un tel objectif. Voici des actions à mettre en pratique avec les enfants :

1. Donner le bon exemple. Il faut être bienveillant envers soi-même, pour être en mesure de communiquer cette attitude à l’enfant. L’adulte a donc besoin d’accueillir en lui ce qui se
passe et communiquer, lui aussi, ses besoins et ses désirs. La bienveillance ne représente pas un oubli de soi au profit de l’enfant. Même si l’enfant est en apprentissage, le bon exemple de l’adulte le guidera certainement vers la bienveillance.

2. Développer un regard humain positif, descriptif et non accusateur. Manifester de la douceur dans le toucher et dans le ton, communiquer de la confiance dans le contact physique et psychique. Respecter les besoins et désirs des uns et des autres, respecter les habiletés de chacun, respecter le rythme de chacun, respecter les intérêts et les choix de chacun. Les interventions posées sont sensibles et chaleureuses. L’écoute, l’attention, le soutien émotionnel sont présents et observables concrètement.

3. Mettre des mots sur le vécu. Communiquer verbalement ce qui se passe et ce qui va se passer dans la vie de l’enfant. Mettre des mots, expliquer, commenter. Expliquer le pourquoi
des limites et des consignes et s’assurer qu’elles soient claires, constantes et conséquentes.

4. Penser notre manière de voir les conflits, les défis et les difficultés. Prendre conscience que ce sont là des expériences qui donnent des occasions d’apprentissage et de développement, en particulier sur les plans social et affectif.

5. Aider l’enfant à gérer ses frustrations, lui donner des moyens de reprendre son calme. Lui enseigner le contrôle de ses émotions en gardant soi-même une distance émotionnelle quand les choses ne tournent pas rond. Cette attitude de l’adulte est déterminante pour demeurer dans la bienveillance et inviter l’enfant à se calmer. Le ton doit être calme, posé, doux, respectueux et démontrer que l’adulte est dégagé émotivement de l’émotion de l’enfant. La vision de l’enfant demeure positive et communique l’espoir de trouver des solutions satisfaisantes aux problèmes qui se présentent à ce moment. 

C’est lorsque l’énergie négative s’infiltre que ça devient difficile de demeurer dans la bienveillance. Le piège est là! Demeurer ferme, constant, stable et solide. L’adulte bienveillant donne du soutien émotionnel à l’enfant en recevant ses émotions qu’elles soient positives ou négatives. L’enfant est accompagné à partir de là où il est et non pas à partir d’un modèle idéal auquel on le compare. Le développement est un processus à long terme qui dure toute la vie. 

6. Verbaliser les bons coups et les progrès. La bienveillance de l’adulte valorise, préserve et rehausse l’estime de soi de chacun. La capacité de raisonnement de l’enfant est sollicitée pour l’aider à réfléchir sur ses actions et leurs conséquences : « Que va-t-il arriver si tu agis ainsi…? » L’enfant peut exprimer sa vision des choses. L’adulte en tient compte en aidant l’enfant à élargir sa perspective et ses habiletés de communication.

7. Vivre une discipline positive. La bienveillance nécessite
une discipline positive où l’adulte évite les menaces et les commentaires négatifs du genre : « Si tu ne fais pas ceci, tu n’auras pas cela! » ou encore « Si tu n’écoutes pas la consigne, je te l’enlève! ». L’adulte bienveillant se place du côté de l’enfant, du côté de son besoin ou de son désir. L’intervention de l’adulte n’est pas autoritaire mais démocratique et implique l’enfant dans la recherche de solutions pour résoudre des problèmes. Elle aide l’enfant à réfléchir.

8. Conserver une vision globale de l’enfant et de son développement. La bienveillance démontre la générosité de l’adulte dans une vision globale de l’enfant et de son développement en manifestant de la compréhension qui amènera, graduellement, un raisonnement enrichit de ses expériences.

Ne l’oublions pas, l’adulte est un modèle pour l’enfant.

Source : Vie de parents
Jocelyne Petit – Docteure en Sciences de l’éducation