Panneau solaire.
Crédit photo : Université de Sherbrooke
Tout comme vous, je veux protéger notre environnement pour assurer un milieu de vie qui garderont en santé les générations futures.
Voilà pourquoi il est encore question d’énergies renouvelables, voir l’édition de décembre dernier1. Les changements climatiques que nous vivons présentement nous commandent d’utiliser les énergies les moins polluantes possibles et d’éliminer progressivement les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) vu leurs impacts démontrés sur le réchauffement planétaire. Voici d’autres alternatives réalistes. Et, c’est tout près de nous.
L’énergie solaire
À Lac Mégantic on retrouve le premier microréseau électrique du Québec construit à l’échelle d’un quartier2. On peut même visiter ses installations. Suite à la tragédie de 2013, la ville a choisi de se reconstruire autour de principes durables. Elle s’est tournée vers les énergies renouvelables. L’innovation est rapidement apparue comme une vision structurante et inspirante qui a permis, du même coup, à Hydro-Québec de faire évoluer la recherche en la matière.
Concrètement, ce microréseau électrique est équipé de pas moins de 2 200 panneaux solaires dont 75 % sont installés sur le toit du Centre sportif Mégantic, totalisant près de 800 kW de puissance installée. L’énergie est ensuite stockée dans des batteries pouvant emmagasiner environ 700 kWh d’énergie. C’est suffisant pour alimenter 40 maisons ou faire cuire 565 000 œufs!
Tout près de nous, il y a le parc solaire le plus grand au Canada situé à l’Université de Sherbrooke3. On y retrouve, entre autres, une centrale solaire thermique intelligente, une centrale avec stockage thermique expérimentale et des panneaux solaires sur le toit du Centre sportif.
Sa puissance totale est évaluée approximativement à 15 % de la pointe de consommation du Campus principal de l’UdeS. Cette centrale constitue un lieu de référence canadien pour valider les futures technologies de production et de stockage associées aux énergies renouvelables, notamment en climat froid.
Il y a déjà 10 ans, grâce à l’installation d’un mur solaire, l’école secondaire l’Odyssée de Valcourt chauffait le mur de son gymnase sans que ne soit produit des gaz à émissions de serre (GES). Résultat: l’air qui entre dans l’école est préchauffée.
La géothermie
Les systèmes géothermiques utilisés pour le chauffage et la climatisation des bâtiments s’appuient sur le principe qu’en profondeur (entre 6-10 mètres) la température de la terre n’est plus influencée par les variations de température en surface et qu’elle est relativement constante (8-10°C)4. La température du sous-sol terrestre est donc plus chaude que celle de l’air en hiver, et plus fraîche que celle de l’air en été.
Tout récemment, l’école l’Odyssée a rénové son système de chauffage et de ventilation mécanisée pour en augmenter leur efficacité5. Cela a nécessité le creusage de 19 puits de géothermie qui sont désormais enfouis sous l’asphalte du débarcadère des autobus ainsi que sous un terrain de sports. L’école vise un milieu de vie favorisant le respect de l’environnement et l’innovation. Réduire leur empreinte écologique demeure l’une de leurs priorités.
Les énergies parfaites n’existent probablement pas. L’énergie la plus propre étant celle que nous ne consommons pas, visons alors la sobriété énergétique et acceptons que l’hiver, c’est normal de porter une petite laine dans la maison.
1. https://www.lesaintdenisien.ca/wp-content/uploads/2025/11/LeSaint-Denisien_Decembre_web.pdf
2. https://www.ville.lac-megantic.qc.ca/fr/la-ville/projets/23/le-microreseau-electrique
3. Parc solaire, le plus grand au Canada – Recherche – Université de Sherbrooke
4. https://www.ecohabitation.com/guides/1558/comprendre-la-geothermie/
5. https://val-ouest.com/lecole-secondaire-de-lodyssee-fait-peau-neuve/