Le Saint-Denisien

Échos de la rencontre du conseil municipal du mardi 20 janvier 2026

Par l’équipe du journal Le Saint-Denisien

, 29 janvier 2026

Le conseil municipal de Saint-Denis-de-Brompton a marqué sa première séance publique de 2026 en s’installant à demeure au rez-de-chaussée de l’église que la Municipalité a acquise en mai 2025.

Alors que les séances mensuelles du conseil se tenaient au sous-sol de l’église depuis quelques années déjà, le passage à l’étage supérieur du bâtiment apparaît comme une première étape symbolique de la transformation de ce lieu important du coeur villageois.

« En aménageant la salle du conseil ici, on est au début de ce qu’on veut faire avec ce bâtiment », a exprimé avec fierté le maire Daniel Veilleux.

« Maintenant que l’église a été désacralisée, cela va devenir un bâtiment pour la communauté. Nous voulons lui donner une deuxième vie. »

Rappelons que l’église aux vitraux emblématiques, qui trône à l’intersection des routes 222 et 249 depuis 1985, a accueilli sa dernière messe l’été dernier, alors que son sous-sol était dédié à des activités communautaires depuis toujours.

La Municipalité a acquis le bâtiment pour 25 000 $ avec l’intention d’en préserver le caractère patrimonial et communautaire.

Dans les prochains mois, a détaillé M. Veilleux, les différents groupes d’intérêt comme le Comité culturel, la FADOQ et l’AFÉAS seront d’ailleurs invités à exprimer leurs besoins, ce qui servira de cadre à la proposition architecturale.

« On sait déjà qu’on veut repeindre et enlever l’estrade (qui accueillait l’autel), dit M. Veilleux. Après on va voir ce que l’architecte va nous proposer selon les besoins de la communauté. »

Le conseil municipal s’est d’ailleurs vanté d’avoir écouté cette communauté mardi soir en ouvrant les portes de l’église 15 minutes avant le début de la séance publique pour permettre aux élus d’accueillir les citoyens venus assister à leurs délibérations.

L’intention est de poursuivre cette façon de faire, qui a été vue dans d’autres municipalités et suggérée par une citoyenne, a précisé le maire en ouverture de séance.

« Le vestibule de l’église nous permet de faire ça. Les gens n’auront plus à attendre dehors au froid ou à la pluie. »

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Sur le plan communautaire toujours, cette première séance de 2026 a permis aux élus d’annoncer leur vision en vue du centenaire de la municipalité fondée le 6 mars 2035.

Ils l’ont fait en déposant le Règlement no 746 créant une réserve financière pour les festivités du centième anniversaire de la fondation de Saint-Denis-de-Brompton.

« On a eu cette vision à long terme de constituer un petit fonds pour cet événement qui aura lieu dans dix ans au lieu de laisser ça au conseil qui sera en poste à ce moment-là »,  a précisé M. Veilleux au Journal Le Saint-Denisien.

« Si on met 10 000 $ par année, dans 10 ans on aura peut-être 110 000 ou 120 000 $ avec les intérêts pour pouvoir organiser de belles fêtes. »

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En ce début d’année, alors que quatre nouveaux élus siègent autour de la table, le conseil municipal a également renouvelé son adhésion à la Chaise des générations, un projet provincial porté par le comité Vers un val vert dans notre région.

La Chaise des générations, comme son nom l’indique, a été imaginée et décorée par des enfants du village et trône bien à la vue lors des séances du conseil municipal.

Portée par le collectif provincial Mères au front depuis 2023, ce projet de Chaise des générations est apparu il y a deux ans à Saint-Denis-de-Brompton, à l’initiative du comité Vers un val vert.

On en trouve des semblables dans neuf municipalités de la MRC du Val-Saint-François, ainsi que dans une centaine de municipalités au Québec.

« Cette chaise symbolise le futur des enfants et vous rappelle que vos décisions ont un impact sur leur avenir », a souligné la citoyenne Colombe Landry au nom du comité Vers un val vert.

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Sur le front politique, le maire a communiqué un résumé détaillé de la rencontre qu’il a eue à la mi-janvier avec le député provincial de la circonscription de Richmond, le caquiste André Bachand, pour faire le suivi de certains enjeux importants pour la municipalité.

Il a été question de l’agrandissement de l’école du Jardin-des-Lacs qui se fait encore attendre et de l’ajout de quatre classes modulaires qui seront localisées sur les terrains de l’école pour la prochaine année scolaire.

Il a été rappelé au député que la Municipalité avait déposé des demandes de subventions pour la nouvelle mairie, pour le bâtiment de l’aréna, ainsi que pour une piste cyclable.

Les discussions ont aussi porté sur la révision de la norme provinciale sur l’amiante dans le sol, qui engendre des impacts financiers importants pour différents projets routiers à Saint-Denis, ainsi que sur la préservation du lac Montjoie dans la perspective de l’agrandissement du parc national du Mont-Orford.

Le maire a souligné qu’ils avaient l’appui du député Bachand en ce qui a trait à la réduction de la vitesse sur une partie des routes 222 et 249, mais que la Municipalité devait déposer un plan de mobilité active avant même que le ministère des Transports se penche sur le dossier.

Quant au transport collectif qu’on souhaite mettre en place à Saint-Denis-de-Brompton, il a été dit que la responsabilité avait été transférée à la MRC du Val-Saint-François et que cela passerait vraisemblablement par le système de transport adapté Trans-Appel.

Le conseil des maires de la MRC devait d’ailleurs se positionner à sa rencontre de janvier sur la méthode de financement à privilégier pour ce service. Entre les deux options sur la table, le maire de Saint-Denis a fait savoir qu’il entendait pour sa part défendre l’option d’une taxe sur l’immatriculation des véhicules de promenade plutôt qu’un montant sur la taxe foncière.

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En réponse à la question d’une citoyenne, enfin, le maire a fait le point sur le projet de changer de MRC pour intégrer la MRC de Memphrémagog.

L’idée, on s’en souvient, a été évoquée il y a deux ans devant l’augmentation importante de la contribution de Saint-Denis-de-Brompton au budget de la MRC du Val-Saint-François.

Une première étude a été réalisée et montre un avantage financier à intégrer la MRC de Memphrémagog, a dit le maire, en plus de partager davantage de similarité comme les lacs et le tourisme.

Mais puisque la MRC du Val-Saint-François s’est aussi montrée réceptive à revoir sa façon de calculer les quotes-parts de ses municipalités, Saint-Denis a accepté de reporter d’une année la phase II de son étude.

« Ils sont ouverts à revoir certaines façons de faire et notamment les services complémentaires que la MRC offre et qui nous semblent moins pertinents à notre réalité, termine le maire. Alors on s’est donné six à neuf mois pour voir comment ils sont prêts à bouger pour que Saint-Denis trouve sa place dans cette MRC. »